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La propriété en question est située au 536, rue Concession, dans le village de Plantagenet. Le propriétaire du site souhaite que des changements soient apportés au zonage afin que la propriété soit qualifiée de résidence à haute densité - exception 21 (R3-21).

Une proposition de compostage à Alfred-Plantagenet

Le compostage pourrait contribuer à prolonger la durée de vie de la décharge municipale d’Alfred-Plantagenet, mais cela dépendra peut-être de la participation de tous les habitants de la commune à cette solution.

Lors de sa réunion du 13 octobre, le conseil municipal a examiné un rapport du directeur des infrastructures, Jonathan Gendron, concernant un projet visant à intégrer le compostage dans le plan municipal de gestion des déchets.

« La gestion des déchets organiques représente actuellement l’une des meilleures opportunités pour réduire le volume de déchets envoyés en décharge », a déclaré M. Gendron dans son rapport. « Les restes alimentaires, les feuilles, les tontes de gazon et les déchets de jardin constituent une part importante des déchets ménagers. Plusieurs municipalités ontariennes ont mis en place des programmes de collecte des déchets organiques afin de prolonger la durée de vie de leurs décharges. »

M. Gendron a souligné que la municipalité encourageait déjà les ménages à créer leurs propres installations de compostage dans leur jardin et autorisait également le dépôt gratuit des déchets verts à la décharge.

« Le compostage permettrait de réduire le volume de déchets destinés à la décharge », a déclaré M. Gendron, « prolongeant ainsi la durée de vie de la décharge municipale et réduisant les coûts futurs liés à l’extension ou au remplacement des infrastructures (municipales) d’élimination des déchets. »

Options

Le défi, a noté M. Gendron, réside dans le fait qu’un plan municipal de compostage viable et couronné de succès nécessitera une collaboration entre la commune et les habitants pour aboutir.

Son service a étudié des projets municipaux de compostage menés ailleurs et a dressé une liste d’options que le conseil municipal pourrait envisager. Cette étude a également mis en évidence les avantages et les inconvénients de chaque option.

La première option consiste à continuer à promouvoir le compostage domestique auprès des habitants. Cette option inclurait également la distribution, à un prix subventionné, de bacs à compost résidentiels à tous les propriétaires qui le souhaitent.

Une campagne d’éducation et de sensibilisation du public au compostage domestique contribuerait à encourager les ménages à y participer.

Les avantages de cette option résident dans le faible coût de mise en œuvre pour la commune, hormis les dépenses prévues au budget pour la fourniture de bacs à compost aux ménages participants et pour la campagne de promotion.

On constaterait une réduction immédiate de la quantité de certains déchets organiques ménagers collectés dans le cadre du programme de collecte des ordures du canton.

L’inconvénient est que, bien qu’il s’agisse de l’option la moins coûteuse, le canton dépend du nombre de foyers participant au compostage domestique pour que cela ait un impact significatif sur la quantité de déchets envoyés à la décharge.

La deuxième option consiste pour le canton à mettre en place un site de compostage communautaire. Cela impliquerait de réserver une zone spécifique au sein de la décharge ou sur un autre terrain municipal où les habitants pourraient apporter leurs déchets organiques en vue de leur compostage.

L’avantage réside dans le fait que le canton aurait la garantie que certains déchets organiques ménagers seraient compostés, moyennant un « investissement modéré » pour la mise en place et la gestion du site de compostage communautaire.

Parmi les inconvénients, on peut citer la nécessité de compter sur les habitants pour qu’ils apportent leurs déchets organiques ménagers sur le site en vue de leur compostage, plutôt que de les laisser dans le cadre de la collecte hebdomadaire des ordures ménagères ; par ailleurs, le canton devrait prévoir dans son budget le temps de travail et les dépenses liées au suivi et à la gestion du site de compostage communautaire.

Un autre inconvénient potentiel réside dans la question de savoir si le ministère provincial de l’Environnement autoriserait ce programme et quelles conditions il imposerait pour l’exploitation d’un site de compostage communautaire.

L’évaluation globale de l’option deux est qu’elle pourrait s’avérer « difficile à mettre en œuvre pour une commune rurale en raison de multiples facteurs de risque ».

L’option trois consiste à mettre en place un programme de « bacs verts » pour la collecte municipale des déchets organiques. Cela impliquerait une collecte régulière, porte-à-porte, des restes alimentaires et des déchets de jardin.

Les avantages de l’option trois résident dans le fait qu’elle offre le taux de détournement des déchets organiques le plus élevé et permet une « réduction significative » de la quantité de déchets organiques ménagers mis en décharge. Des systèmes similaires de « bacs verts » sont déjà en place dans de nombreuses grandes communes.

Parmi les inconvénients figure l’investissement budgétaire annuel élevé nécessaire à la mise en place et au maintien d’un tel programme. Cela comprend l’achat de « bacs verts » destinés aux ménages pour qu’ils y déposent leurs déchets organiques en vue de leur collecte, ainsi que l’organisation de la collecte elle-même, qu’elle soit assurée par le personnel municipal ou par un prestataire.

La commune devrait également passer un contrat avec une installation de traitement régionale afin que celle-ci accepte, en vue de leur compostage, l’ensemble des déchets organiques collectés chaque semaine sur l’ensemble du territoire communal.

L’évaluation globale de l’option trois est qu’il s’agit de « l’option la plus efficace sur le plan environnemental », mais c’est aussi l’option la plus coûteuse. Le coût est estimé à environ 615 000 dollars, ce qui entraînerait une augmentation de 140 dollars des redevances municipales de collecte des déchets. Ces redevances s’élèvent actuellement à 260 dollars par an.

Le rapport de M. Gendron souligne que l’estimation budgétaire n’inclut pas les frais d’élimination des déchets organiques collectés ni le coût de leur transport vers une installation régionale de compostage.

Le rapport de Gendron recommandait à la municipalité d’étudier la faisabilité de la mise en place progressive d’un programme de compostage communautaire, en commençant par fournir des bacs à compost de jardin aux propriétaires intéressés et en menant une campagne d’éducation et de sensibilisation du public aux avantages du compostage.

La deuxième phase consisterait à réaliser une étude de faisabilité portant soit sur un site de compostage communautaire, soit sur un programme municipal de « bacs verts ». Cette approche progressive permettra de limiter le risque financier pendant que la commune évalue le niveau d’adhésion des habitants au compostage municipal.

Le conseil municipal a voté en faveur de l’adoption du rapport de M. Gendron, qui sera réexaminé par le prochain conseil lors de son investiture après les élections municipales d’octobre.

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