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Le parcours atypique de Mark Mahon

Mark Mahon. Le jeune adolescent originaire de Vankleek Hill en a fait du chemin depuis ses années au sein de l’Association du hockey mineur de Hawkesbury et ses trois saisons dans l’uniforme des Hawks, de la Ligue junior Centrale du Canada. Un parcours atypique emprunté par très peu de hockeyeurs de la région au fil des années.

Un périple, qui comme joueur, l’a amené dans les Maritimes, à Montréal, puis jusqu’en Allemagne où il a évolué dans les quatre ligues de hockey professionnel, dont la DEL (Deutsche Eishockey Liga), le circuit numéro un au pays.

Mais, son cheminement devient encore plus intéressant une fois sa carrière active terminée. Son parcours l’a apporté cette fois-ci jusque sur la scène internationale. De l’Allemagne où il réside toujours aujourd’hui jusqu’au Japon où il a occupé diverses fonctions au sein du programme national de hockey du pays.

Cette belle grande aventure a débuté en 1985-1986, après son séjour avec les Hawks. Il s’est exilé dans les Maritimes, le temps d’une année, pour se joindre aux Colts de Cole Harbour, le club hôte du tournoi de la Coupe du centenaire ce printemps-là. La saison suivante, il s’est retrouvé à Montréal où il a poursuivi sa carrière et ses études à l’Université Concordia. Il a porté les couleurs des Stingers pendant trois saisons, obtenant 57 passes en 33 parties à sa dernière année, un record du hockey universitaire canadien qui perdure toujours aujourd’hui.

Ensuite, il a passé les dix saisons suivantes en Allemagne, évoluant tantôt dans l’un ou l’autre des quatre circuits professionnels. Son fait d’armes: une saison de 66 buts et 247 points en seulement 40 parties avec l’équipe Braunlager EHC/Harz de la Division 4 en 1995-1996. Oui, vous avez bien lu, il a accumulé en moyenne plus de six points par match!

Nouvelle tangente

Sa carrière a pris une nouvelle tangente à son retour en sol canadien au début des années 2000. Un bref séjour de trois mois derrière le banc des Hawks de Hawkesbury à titre d’adjoint à l’entraîneur-chef Dave Léger et une deuxième expérience dans les mêmes fonctions avec les Gee Gees de l’Université d’Ottawa lui donnent la piqure du coaching et confirme que c’est dans le monde du hockey qu’il veut poursuivre sa carrière.

À ce moment-là, il apprend qu’une équipe professionnelle de hockey au Japon est à la recherche d’un instructeur-chef. Il décide de postuler pour l’emploi. Quelques semaines plus tard, il se retrouve à la barre des Icebucks de Nikko.

Et voilà le début d’une nouvelle aventure qui lui permettra d’occuper diverses fonctions sur la scène internationale du hockey, au Japon et en Allemagne. Une aventure qui dure maintenant depuis plus de 25 ans.

Au Japon, Mahon a été entraîneur-chef, instructeur-adjoint, directeur-gérant ou gérant sportif à tous les échelons. Que ce soit au niveau professionnel, aux championnats mondiaux (hommes, U20 ou U18) ou aux Olympiques. En Allemagne, il a été adjoint à l’entraîneur-chef Uwe Krupp avec l’Eisbären de Berlin et gérant sportif du Kolner Haie de Cologne, deux des franchises les plus prestigieuses de la DEL.

« Student of the game »

Ceux qui ont connu Mahon alors qu’il portait les couleurs des Hawks vous diront qu’il était prédestiné à un tel parcours de carrière. Le jeune hockeyeur de l’époque était un joueur intelligent qui savait bien lire le jeu et qui s’intéressait déjà à l’aspect stratégique du sport. Il était ce qu’on appelle communément un « student of the game ».

« J’ai eu la chance de jouer pour de très bons instructeurs au fil des années, a-t-il déclaré lors d’une récente entrevue. J’ai croisé aussi des gens très intéressants sur mon chemin. J’ai appris beaucoup de plusieurs d’entre eux. Des choses qui m’ont été très utiles et qui m’ont aidé à devenir la personne que je suis. »

Mahon a mentionné deux noms en particulier: Jean-Guy « Horace » Cyr, son entraîneur au niveau midget à Hawkesbury, et Paul Arsenault, l’entraîneur-chef des Stingers. De Cyr, il retient son grand dévouement. « Cet homme-là était d’une bonté et d’une générosité hors de l’ordinaire », souligne-t-il. Quant à Arsenault, il lui a enseigné comment jouer le hockey de la bonne façon, comment jouer sur 200 pieds. Il lui a appris aussi à respecter le sport. 

« Ils m’ont inculqué des valeurs que j’essaie de mettre en pratique à tous les jours », déclare Mahon, qui à l’âge de 60 ans, travaille toujours autant. Il est un des associés de la firme Fischbach Sports, une agence de joueurs, établie à Cologne. Il cumule aussi les fonctions de consultant spécial pour l’équipe nationale U20 du Japon.

« Fischbach Sports me donne l’opportunité de faire œuvre utile et de redonner aux autres. C’est une agence qui est là pour les bonnes raisons et qui fait les choses de la bonne façon », précise-t-il.

« Au hockey, un jour ou un autre, peu importe qui tu es ou quel genre de joueur tu es, la porte finie toujours par se fermer. Ça ne veut pas dire que ta carrière est terminée pour autant. L’Europe se veut une très belle et bonne option. Il y a plein de nouvelles portes à ouvrir ici. Mon rôle est de trouver laquelle est la bonne pour le joueur qui est en quête d’une nouvelle option », explique-t-il avant de terminer en me demandant de saluer tous ses bons amis de Vankleek Hill et de Hawkesbury.

C’est fait Mark.

On se revoit à la fin août!

Cette chronique hebdomadaire fera relâche au cours des prochaines semaines. Merci à tous ceux et celles d’entre vous qui avez été là fidèles au poste. C’est très apprécié, croyez-moi. Au plaisir de vous revoir à la fin août!

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