Bon, enfin, le cas de Connor Hellebuyck est réglé dans la Ligue nationale de hockey. La question maintenant : qui a eu le dessus dans cette méga-transaction, les Devils du New Jersey ou les Jets de Winnipeg ? Comme c’est le cas dans toutes les échanges de cette importance, seul l’avenir nous le dira.
Selon les premiers échos, plusieurs personnes sont surprises que les Jets n’aient pas réussi à obtenir un joueur d’impact en retour de leur gardien de but numéro un. Personnellement, je ne suis pas de ceux-là. Premièrement, parce que Hellebuyck avait lui-même placé les Jets dans une position défavorable en criant sur tous les toits, cet été, qu’il voulait quitter Winnipeg. Deuxièmement, je ne suis pas certain de sa valeur réelle sur le marché.
Je veux bien croire que Hellebuyck a gagné trois trophées Vézina (2019-2020, 2023-2024 et 2024-2025) et un trophée Hart (2024-2025), mais c’est sa fiche en séries qui me laisse perplexe. Il a gagné seulement 17 de ses 40 matchs éliminatoires.
Dans les circonstances, je trouve que le directeur-gérant Kevin Cheveldayoff s’en est tout de même bien tiré en obtenant Dawson Mercer, Nick Bjugstad, Nico Daws, Alexander Command et deux choix au repêchage (2e ronde en 2029 et 7e ronde en 2027). J’aime particulièrement Mercer, un joueur honnête qui a marqué en moyenne une vingtaine de buts par saison et qui n’a pas manqué un seul match au cours des cinq dernières années.
Mais, de l’avis de plusieurs experts, c’est Command, un jeune joueur de centre suédois repêché par les Devils au 12e rang au total en 2026, qui serait la véritable clé de cette transaction. On le dit extrêmement rapide et combatif.
À suivre …
Le Canadien : du renfort oui ou non ?
Et maintenant la question qui est sur les lèvres de bien des partisans du Canadien de Montréal : le directeur-gérant Kent Hughes doit-il aller chercher du renfort pour pallier l’absence du capitaine Nick Suzuki, blessé pour une période de deux à quatre semaines?
La réponse est oui, selon certains chroniqueurs sportifs de la Métropole. Quelques-uns d’entre eux réclament une transaction majeure afin d’obtenir les services d’un joueur de centre de premier plan.
Allons-y! Vite, allons chercher Dylan Larkin, Sidney Crosby, Robert Thomas, Ryan O’Reilly… Connor McDavid… Alouette!
Hughes, nous a habitué à la patience depuis son entrée en poste. Je doute qu’il bouge, surtout à court terme.
S’il décide de le faire, il devra fort probablement se départir d’un des deux jeunes espoirs les plus prometteurs de l’organisation, soit Michael Hage ou Alexander Zharovsky. Je ne pense pas que cela fasse partie de ses plans.
À moins évidemment que la blessure de Suzuki soit plus sérieuse que prévu. Or, rien n’indique actuellement que ce soit le cas.
Un peu de patience s’impose avant de poser un geste que l’on pourrait regretter pendant plusieurs années.
Lancée irrésistible des Panthères
Wow, quelle lancée irrésistible des Panthères d’Embrun dans la Ligue de hockey junior de l’Est ontarien! L’équipe a signé un septième gain de suite, samedi soir à Carleton Place. Elle ne semble plus vouloir perdre.
Au cours de cette belle séquence, les Panthères ont marqué deux fois plus de buts (32) qu’elles en ont concédé à l’adversaire (16). Cette attaque diversifiée est menée par le vétéran Wyatt Leblanc, auteur de huit buts et 11 points au cours des sept dernières parties. La brigade défensive joue un hockey discipliné, tandis que les gardiens de buts Tristan Hodgson et Jake Dignard sont solides et réussissent les arrêts clés.
Le capitaine Andrew Lankester, pilier de la ligne bleue, est probablement l’un des joueurs les plus sous-estimés du circuit. Il n’est pas spectaculaire, mais ô combien efficace.
À surveiller aussi le duo de recrues Isaak Giguère – Noah Meloche. Les deux hockeyeurs de 17 ans, qui se complètent à merveille, produisent à un rythme de près d’un point par match.
Parlant de ce circuit de hockey junior, j’ai rarement vu une lutte aussi serrée que celle que se livrent les équipes de la division Martin. Quatre petits points, c’est la différence qui séparait les six premières formations de la section au début de la semaine! D’un soir à l’autre, le premier rang change de mains.
Les pitreries de Tkachuk !
En terminant, j’ai un aveu à vous faire. Je suis presque gêné de vous le dire. Il y a eu un certain temps, il y a quelques années, où j’en voulais à Marc Bergevin et Trevor Timmins d’avoir préféré Jesperi Kotkaniemi à Brady Tkachuk lors de la séance de repêchage de 2018 de la LNH.
Pourquoi? Principalement parce que KK, avouons-le, n’a jamais répondu aux attentes associées à un troisième choix au total et il n’est jamais devenu le deuxième centre tant convoité du Canadien.
Et, comble de malheur, Tkachuk prenait un malin plaisir à nous le rappeler à chaque duel Ottawa-Montréal.
C’est à ce moment-là que je me suis surpris parfois à m’imaginer Tkachuk dans l’uniforme du Tricolore, aux côtés de Cole Caufield et de Nick Suzuki. Il était, selon moi, le gros ailier gauche, robuste fait sur mesure pour compléter le prolifique duo du Canadien.
N’ayez crainte, je suis revenu à mes sens. Les pitreries continuelles de Tkachuk ont vite fait de me faire comprendre qu’il n’est pas le type de joueur que je voudrais au sein de ma formation. À mon humble avis, un bon coéquipier, un vrai joueur d’équipe n’agit pas comme il le fait trop souvent.
On en a eu un autre exemple frappant la semaine dernière lors de son match de retour à Ottawa. Sa façon de narguer les partisans qui le huaient est un flagrant manque de classe. Au lieu de saluer la foule et de retourner au banc, il a choisi d’en rajouter. Une réaction typiquement à la Tkachuk.
Il est parti jouer dans sa patrie, aux États-Unis. Et contrairement à ce que je croyais il y a quelques années, je ne suis plus certain que le Canadien ait vraiment perdu au change.
Allez, bonne semaine!







