Je commence cette semaine en posant une question aux partisans des Sénateurs d’Ottawa parmi vous. Que pensez-vous de la transaction qui a envoyé Brady Tkachuk aux Panthers de la Floride? Votre capitaine va-t-il vous manquer?
Personnellement, je pense que le départ de Tkachuk laissera un trou béant dans l’alignement des Sens. C’est le type de joueur que la plupart des équipes de la Ligue nationale de hockey recherchent : un ailier costaud et robuste qui possède de bonnes habilités offensives. Une denrée rare dans la LNH.
Cependant, je ne suis pas sûr qu’on manquera sa présence dans le vestiaire de l’équipe. Tkachuk, à l’image de son frère Matthew, est un joueur polarisant. Les partisans adorent son fougueux tempérament, mais il est permis de se demander si cette même approche faisait l’unanimité parmi ses coéquipiers. Je n’ai évidemment pas accès aux discussions internes de l’équipe, mais je me questionne sur la nature du leadership qu’il exerçait comme capitaine. Était-il vraiment le leader dont les Sénateurs avaient besoin pour franchir un nouveau cap? D’après moi, poser la question, c’est y répondre.
Une dernière question avant de conclure ce premier segment : entre Brady Tkachuk et Nick Suzuki, qui choisiriez-vous comme capitaine de votre équipe? Pour moi, la réponse ne fait aucun doute…
Des Panthers plus coriaces
Ceci étant dit, c’est sûr que l’acquisition de Brady Tkachuk ajoutera une autre présence physique au sein de l’alignement des Panthers de la Floride. Comme si cette équipe en avait vraiment besoin. Imaginez : les frères Tkachuk, le nouveau venu Radko Gudas, Brad Marchand, Sam Bennett, Aleksander Barkov et Aaron Ekblad. Voilà beaucoup de poids et de muscle au pied carré!
Les Panthers étaient déjà des adversaires redoutables. Ils le seront encore davantage cette saison. Les affrontements contre eux ne seront pas de tout repos. Une mauvaise nouvelle pour les équipes de la Conférence de l’Est qui aspirent à une place en séries éliminatoires.
Hughes sur le point de bouger
Je suis de ceux qui croient que Kent Hughes bougera et complétera une transaction importante d’ici le début des hostilités régulières dans la LNH. Cela pourrait expliquer pourquoi les signatures des agents libres avec restriction Arber Xhekaj et Zachary Bolduc se font toujours attendre.
Selon plusieurs experts qui suivent de près les activités du Tricolore, le directeur-gérant tente toujours de dénicher un centre pour le deuxième trio. Comme le marché des échanges s’active parfois à l’approche du début de la saison, Hughes voudrait garder le maximum de marge de manœuvre financière afin de pouvoir acquérir cette pièce maîtresse.
Dans ce cas-là, Xhekaj et Bolduc pourraient probablement faire partie de l’ensemble des actifs que le Bleu, Blanc, Rouge offrirait dans une éventuelle transaction. L’offre comprendrait aussi certainement un choix au repêchage ainsi qu’un des deux jeunes espoirs de l’organisation, soit Michael Hage, soit Alexander Zharovsky.
On verra bien, mais je crois fermement qu’il y aura de l’action chez le Canadien au cours des prochaines semaines.
Les Blue Jays toujours vivants
Les Blue Jays de Toronto sont toujours dans le coup. Qui aurait cru, il y a trois ou quatre semaines, que les Jays seraient dans la course à une place en séries à la Fête du travail ? Moi, j’avais déjà fermé les livres depuis un bon bout de temps, je l’avoue candidement.
Il n’y a pas encore lieu de célébrer, mais s’ils parviennent à décrocher le dernier laissez-passer parmi les équipes repêchées, ce sera tout un exploit. Rappelons que l’équipe a échangé son as lanceur Kevin Gausman aux Cubs de Chicago et son voltigeur de centre Daulton Varsho aux Astros de Houston à la date limite des transactions. N’oublions pas non plus que les Jays ont souvent dû se débrouiller cette saison sans les services de certains de leurs meilleurs éléments offensifs. Comme si cela ne suffisait pas, ils doivent actuellement composer avec une rotation décimée par les blessures des lanceurs partants Trey Yesavage, Shane Bieber, Cody Ponce et Jameson Taillon.
Un petit réveil de Vlad… et on se croise les doigts!
Hawks : un changement de culture
Changer la culture de l’organisation, c’est la première tâche à laquelle s’est attaquée le nouvel entraîneur-gérant Marc Berniqué lorsque le camp d’entraînement des Hawks de Hawkesbury s’est mis en branle. Ce ne sera pas une sinécure, il le sait, mais il est prêt à relever le défi.
Et vous savez quoi, je pense qu’il est l’homme de la situation.
Il faudra être patient. Berniqué a hérité d’une équipe moribonde, une formation qui compte à peine une demi-douzaine de vétérans. Il est parti de loin, de très loin lorsqu’il a accepté le défi au début du mois d’avril.
Il a notamment fallu rebâtir des ponts sur le plan du recrutement, surtout au Québec. Le nouveau dépisteur en chef, Denis Verville, et lui ont mis les bouchées doubles et sont parvenus à dénicher de bons jeunes joueurs. Des hockeyeurs qui, pour la plupart, en seront à leur première expérience dans la Ligue centrale.
« Je veux changer la culture et ramener une attitude gagnante au sein de l’équipe, m’a-t-il dit lors d’une de nos récentes conversations. Je veux que chaque joueur, chaque membre de l’organisation, ait un seul objectif en tête : la victoire. Il faut que cela se reflète dans tout ce que nous faisons. Et ça commence dès maintenant. »
La reconstruction d’une équipe, c’est souvent un chantier de longue haleine. Le changement de culture au sein d’une organisation l’est tout autant. On n’a qu’à penser au Canadien de Montréal depuis l’arrivée du tandem Jeff Gorton et Kent Hughes.
Un peu de patience. Les Hawks sont entre bonnes mains. Les belles années de l’organisation reviendront.








