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L’empreinte de Kent Hughes

Ils sont nombreux à avoir contribué aux succès des Canadiens de Montréal cette saison. Que ce soit au cours du calendrier régulier ou au cours de cette belle lancée en séries éliminatoires. On pense évidemment au premier trio formé de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky, à l’excellent Lane Hutson, à l’électrisant Ivan Demidov, au surprenant Jakub Dobeš, à l’infatigable Mike Matheson.

Puis, il y a Martin St Louis. L’homme derrière les succès de l’équipe. Celui qui mène de mains de maître cette jeune troupe, la cadette du circuit Bettman, dois-je vous le rappeler. L’entraîneur-chef qui gère « la game dans la game », qui enseigne à ses jeunes ouailles de « réagir à ce qu’ils voient devant eux et prendre ce que la game leur donne ».

Mais, dans tout ça, on oublie parfois, même souvent, la contribution de Kent Hughes, l’architecte de cette équipe. Lui aussi a une empreinte importante sur les récents succès du Bleu, Blanc, Rouge.

On n’a qu’à penser aux deux dernières transactions qu’il a bâclées en cours de saison. Les acquisitions d’Alexandre Texier et Philippe Danault. Soyons honnêtes, pensions-nous vraiment que ces deux joueurs contribueraient autant à l’ascension de l’équipe. Danault, peut-être, à cause surtout de son expérience et de son brio dans le cercle des mises en jeu. Mais, Texier? Je dois avouer humblement que c’est une révélation pour moi, une belle surprise. Je connaissais le joueur, mais je ne pensais pas qu’il était aussi fiable sur 200 pieds.

En plus d’avoir contribué à la poussée du Tricolore en fin de saison, voilà que les deux « cousins francophones » en rajoutent au cours des séries. Le trio qu’ils forment avec Josh Anderson est présentement le plus performant du club. Les trois joueurs ont inscrit de gros buts au cours des dernières parties.

Et, que dire des deux autres Alex. Newhook et Carrier. Deux autres acquisitions de Hughes au fil des dernières années. Alors qu’un peu tout le monde avait fait une croix sur Newhook, le voilà le héros inattendu des séries. « Monsieur 7e partie ». On dirait qu’il a retrouvé ses jambes, son explosion, sa fougue… et sa touche offensive.

Quant à Carrier, il est sans contredit l’un des arrière-gardes les plus constants de l’équipe. Très fiable en défensive, excellent dans les coins de patinoire et le long des rampes. Il perd très rarement les batailles à un contre un, même contre des adversaires beaucoup plus costauds que lui. Sa relance à l’attaque est excellente aussi. Une vraie belle trouvaille!

Chapeau Monsieur Hughes.

Bob Hartley, pourquoi pas?

Bob Hartley vient d’ajouter un autre titre à sa brillante fiche. Encore une fois, il a déjoué les pronostics des experts et mené le Lokomotiv de Yaroslavl à la victoire en grande finale de la KHL. Son équipe a raflé les grands honneurs du circuit en disposant du Bars de Kazan en six matchs dans l’ultime série.

Je vous pose la question une autre fois: êtes-vous vraiment surpris? Hartley a tout gagné ou presque au cours de sa carrière. Vous me direz que tous les entraîneurs qui gravitent dans les cercles du hockey professionnel ont remporté des championnats en cours de route. Vous avez raison. Mais, combien d’entre eux ont gagné le titre de quatre ligues considérées par plusieurs comme étant les meilleures au monde: LNH, KHL, Ligue Américaine et le Championnat de la Suisse. De mémoire d’homme, il n’y en a pas. Sauf, Mike Keanan peut-être qui a gagné lui aussi dans la Ligue Américaine, la KHL, la LNH et dans un circuit mineur en Europe.

À ne pas oublier aussi que sur la scène internationale, Hartley a mené l’équipe de la Lettonie à une médaille de bronze aux championnats du monde de la Fédération internationale de hockey sur glace en 2023. À la grande surprise d’un peu tout le monde.

Un de ces jours, il va bien falloir considérer Hartley comme un sérieux candidat au Temple de la renommée du hockey. Le « coach » coche plusieurs des cases de la liste des critères de sélections dans la catégorie des bâtisseurs:

  • Gagnant de la Coupe Stanley
  • Carrière fructueuse dans différentes ligues
  • Succès ailleurs que dans la LNH
  • Longévité et adaptabilité

Les bons candidats sont nombreux, certes. Mais, il mérite néanmoins de faire partie de la courte liste. Bob Hartley au Temple de la renommée, pourquoi pas?

De la visite en ville

Parlant de Bob Hartley, il a accepté la présidence d’honneur de la Classique du clocher, un tournoi de golf au profit de la paroisse St-Pierre-Apôtre qui aura lieu au magnifique Club de golf de Hawkesbury le 28 juillet prochain.

Il y aura de la belle visite en ville cette journée-là. Hartley a convaincu certains de ses amis dans le milieu du hockey et des médias de participer au tournoi. Dominique Ducharme, Gilbert Delorme, Éric Veilleux, Steve Barton et Andrée-Anne Barbeau ont déjà confirmé leur participation.

Vous pouvez obtenir de l’information en composant le 613 632-8661.

Le meilleur compteur des séries ?

En terminant, une petite question pour vous. Qui est présentement le meilleur marqueur des séries éliminatoires dans la Ligue nationale de hockey ? Êtes-vous capable de répondre à brûle-pourpoint sans jeter un coup d’œil sur le site Internet de la LNH ?

Bien oui, c’est le bon vieux Mitch Marner. La tête de Turc et la raison principale, supposément, de tous les déboires des Maple Leafs de Toronto au cours des dernières années. Étrangement, Marner continue à produire à Vegas au même rythme qu’avant et les Golden Knights ne s’en plaignent surtout pas.

Les Leafs auraient dû essayer de retenir ses services.

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